Paysage perdu

Joyce Carol Oates


Récit traduit de l’anglais (états-Unis) par Claude Seban



Date de parution : 05/00/0017
ISBN : 978-2-84876-617-1
Format : 14,5 x 22 cm
Pages : 400
Prix : 24.00 €

   C’est avec un mélange d’honnêteté brute et d’intuition poignante que Joyce Carol Oates revient sur ses années d’enfance et d’adolescence. Enfance pauvre dans une ferme de l’État de New York, qui fourmille de souvenirs : les animaux (notamment une poule rouge avec laquelle Joyce a noué un lien spécial), la végétation, le monde ouvrier, ses grands-parents hongrois dont elle remarque l’étrangeté, surtout celle de son grand-père dur, sale, élégant et taquin qui la terrifiait, ses premières classes à l’école, ses parents aimants et dévoués à leur fille. Des années qui lui offrent à la fois un univers intime rassurant, mais un univers limité, cerné par des territoires inaccessibles, propices à enflammer l’imagination de la jeune fille, du futur écrivain qui trouve là ses premières occasions de fiction. Des territoires où la mort rôde et où les êtres souffrent : cette maison dans la forêt où vivent des enfants qu’elle connaît, battus et abusés par un père violent et ivrogne qui y mettra le feu ; son amie de classe Cynthia, brillante et ambitieuse élève qui se suicidera à l’âge de 18 ans – Joyce culpabilisera de lui avoir survécu ; et sa sœur Lynn Ann, née le jour des 18 ans de Joyce, gravement atteinte d’autisme, qui deviendra violente au point de dévorer littéralement avec les dents les livres de sa grande sœur…

   Dans ce texte émouvant, Joyce Carol Oates explore le monde à travers les yeux de l’enfant et de la jeune fille qu’elle était, néanmoins consciente des limites de sa mémoire après tant d’années. Mais cette lectrice du premier livre qu’elle adula, Alice au pays des merveilles, sait que la vie est une succession d’aventures sans fin, qui voit se mêler comédie et tragédie, réalité et rêverie.

   La plume toujours ciselée, l’œil aiguisé, Oates arpente un endroit et un temps oubliés qui virent la naissance de l’écrivain qu’elle est devenue, un voyage captivant qui ne manquera pas de renvoyer son lecteur, par un effet de miroir, à ses propres paysages perdus.

« Joyce Carol Oates extrait de l’or littéraire. » San Francisco Chronicle « Ce récit captivant de la croissance de l’esprit d’un écrivain place Paysage perdu dans la tradition des œuvres autobiographiques de Goethe, Wordsworth et Joyce. » Philadelphia Inquirer

« Impressionnant... Un plan kaléidoscopique et pertinent de la formation d’un écrivain qui comprend combien mystérieux est réellement le “familier” ». Publishers Weekly

« Paysage perdu offre une fenêtre vers un esprit très original. Bien qu’il ne soit jamais donné que l’histoire personnelle d’un écrivain puisse éclairer son travail, c’est le cas pour Joyce Carol Oates. » Minneapolis Star Tribune

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