Count Stendhal

Henri Beyle et l’Angleterre

Renée Dénier



Date de parution : 25/10/2011
ISBN : 978-2-84876-200-5
Format : 14 x 20,5 cm
Pages : 208
Prix : 17.00 €

L'Italie, tout le monde le sait, a été la première patrie par le coeur, de celui qui se voulait « Milanais ». Ce que l"on sait moins, c’est que l’Angleterre a tenu dans l’oeuvre de Stendhal une place presque aussi importante, par l’usage qu’il a fait de sa langue et l’admiration inconditionnelle qu’il a portée à sa littérature, dominée par la statue du « divin » Shakespeare. Renée Dénier montre comment dans la correspondance et dans le Journal, l’anglais permet à l’écrivain d’exprimer directement ses sentiments les plus secrets, dans une langue expressive et toute personnelle dont l’étude a commencé très tôt. Stendhal s’est aussi attaché à découvrir les ressorts du théâtre et du roman anglais, et les a mis en pratique dans ses propres oeuvres.

Comme beaucoup de ses contemporains, victimes de l’anglomanie ambiante après 1815, Stendhal se laisse aller à sacrifier à la mode anglaise dont on trouvera quelques traces dans sa vie de « dandy » comme dans ses romans. Pour lui, enfin, l’Angleterre reste le pays des libertés politiques, même s’il peine à pardonner le sort cruel imposé à Napoléon.

Trois voyages lui ont fait découvrir Londres et une partie de l’Angleterre déjà vouée à la révolution industrielle, et il ne cache pas ses critiques envers un peuple gâté par le travail, l’amour de l’argent et la religion. De même, il rapproche l’Angleterre de l’image de son père, froid et peu aimable, faisant ainsi ressortir par contraste l’éclat d’une Italie maternelle où l’on peut se livrer sans réserve à la chasse au bonheur. Mais ces tares sont rachetées par les « grands arbres », des paysages sublimes et le « vert anglais ».

Rien d’important n’avait été publié sur Stendhal et l’Angleterre depuis plus d’un siècle. Ce livre concis, allant à l’essentiel, parfaitement documenté – et qui n’en est pas moins alerte, riche en anecdotes – fait ainsi revivre une « passion » de Stendhal généralement ignorée.